Pourvivre hors-la-loi il faut être honnête. Citation de Bob Dylan sur Vivre Une citation au hasard ? >> Pour vivre hors-la-loi il faut être honnête. Citation de célébrité Bob Dylan Artiste, Maisil faut enfin, dès maintenant, que tu sentes de quel monde tu fais partie, et de quel être, régisseur du monde, tu es une émanation, et qu'un temps limité te circonscrit. Si tu n'en profites pas, pour accéder à la sérénité, ce moment passera ; tu passeras aussi, et jamais plus il ne reviendra. Marc Aurèle, Pensées, Livre 2, IV Alorsque certains cadres se posent des questions quant à l'intérêt de la communication, Catherine Sorzana, directrice de Medias Coaching Communication, montre pourquoi et comment elle est bel Pourvivre hors-la-loi il faut être honnête. Catégories : Honnête- Loi- Vivre. Lire plus de citations de Bob Dylan. Sting. Wiz Khalifa Objectif Savoir si la loi est un obstacle à notre liberté. Points clés. Il faut distinguer les lois constatives (lois naturelles, scientifiques) des lois prescriptives (lois morales, juridiques, politiques). Le déterminisme empêche en principe l'idée de liberté, mais la prise de conscience de ce principe permet d'atteindre la liberté. Maisil y en a quand même une de moi citant Jean Luc Godard citant lui-même André Malraux. : " L'art est comme l'incendie, il naît de ce qu'il brûle."Et une autre de Bertrand Lavier : " Rien ne sert de faire table rase, il faut monter sur la table."Et de Bob Dylan : Pourvivre hors-la-loi il faut être honnête. Catégories : Honnête- Loi- Vivre. Lire plus de citations de Bob Dylan. Kelly Clarkson. Freddie Mercury. Rechercher. Lancer. Jésus Christ. Jésus-Christ est l'un des noms les plus connus au monde. Malgré les détracteurs de l'époque, il a fondé [] Tupac Shakur. Michael Jackson. Michael Jackson est certainement l'artiste le plus connu de l Ilfaut vivre autrement dans le monde, selon ces diverses suppositions. 1. s’il est sûr qu’on y sera toujours. Si on pouvait y être toujours. 2. s’il est incertain si on y sera toujours ou non. 3. s’il est sûr qu’on n’y sera pas toujours mais qu’on soit assuré d’y être longtemps. Pouren finir avec Sade. Par Paulin Césari. Publié le 14/11/2014 à 14:50, Mis à jour le 02/12/2014 à 14:35. Expos, livres, conférences: Etpuis, il faut être honnête, nous étions presque un peu surpris d’être aussi nombreux. Ce n’était pas prévu quelques jours auparavant. La semaine dernière avec les élections des QE6gsy. Introduction Nul ne peut échapper à la présence à soi qui est celle d'un être doué de conscience. Je dis je » moi » et je fais spontanément la distinction entre ce qui est moi et ce qui n'est pas moi. Il semble qu'il soit impossible, au sens de contraire aux lois générales de l'expérience, de ne pas être soi-même. Je ne peux pas être autre que le sujet de mes pensées, de mes actes et de mes états ; sujet s'apercevant continuellement, excepté lorsque la conscience étant abolie, être soi-même » a cessé d'être signifiant. Pourtant il nous arrive de dire je n'étais plus moi », j'étais hors de moi », je ne me reconnais plus ». Ces expressions révèlent que l'évidence de ma propre identité est comme suspendue. Je fais l'expérience d'une altérité, d'une étrangeté au plus intime de moi-même. Je m'éprouve aux prises avec quelque chose en moi que je ne reconnais pas comme moi. Comment comprendre que je puisse me découvrir voire me proclamer autre ? N'est-ce pas l'aveu que je n'ai pas un rapport de transparence avec moi-même et que chacun peut être pour soi, au gré des situations, un objet de surprise ? Surprise désagréable car je suis rarement tenté de dire ce n'est pas moi » lorsque ce qui me rend perplexe est gratifiant. Alors qu'en est-il de cette expérience ? Faut-il dire que je est un autre » selon la formule de Rimbaud ou avec Sartre identifier une stratégie de mauvaise foi ? Parce qu'enfin cet être que je dis ne pas être moi, je sais bien que c'est moi. D'où le véritable enjeu de cette question soumise à notre réflexion qu'est-ce donc qu'être soi-même pour un pour-soi, c'est-à-dire pour un être qui est toujours dans la division de soi avec soi ? Est-il jamais possible de réaliser l'unité de son être et de revendiquer une identité déterminée ? La conscience n'est-elle pas ce qui nous condamne à nous conquérir contre tout ce qu'elle néantise parce que ce qui nous élève à la dignité d'une personne est aussi ce qui nous oblige ? 1 l'impossibilité de ne pas être soi Il est impossible de ne pas être soi parce que la conscience est notre manière d'exister or la conscience est présence à soi et au monde. J'ai conscience de moi et j'ai conscience du monde, telle est la donnée immédiate. Sauf cas pathologique le savoir de moi et de ce qui n'est pas moi m'accompagne tout au long de ma vie. Ainsi Descartes établit que je peux douter de tout sauf de ce moi qui pense et qui est certain de lui-même aussi longtemps que par l'opération de la conscience ou de la pensée il se sent exister. Je pense donc je suis ». Le cogito est la certitude de soi comme un être dont l'unité et l'identité sont données dans une évidence intuitive. Je sais que je suis et ce que je suis car j'ai la connaissance immédiate de mes états et de mes actes. Même lorsque, ce que je remarque en moi répugne à ma raison », je sais que c'est mien. J'ai un rapport de transparence avec moi-même et aussi longtemps que ma conscience n'est pas abolie il m'est impossible de dire que je ne suis pas ou que je suis un autre. La conscience est le garant de mon unité Moi c'est moi. Cette tautologie révèle qu'il n'y a pas de place au sein du sujet pour un autre moi qui ne serait pas moi. De même la conscience est garante de mon identité. Sans doute fais-je l'expérience du changement. Mais précisément pour se sentir changer il faut que quelque chose ne change pas. Si à chaque instant j'étais un autre qu'à l'instant précédent je n'aurais pas conscience de ces changements. La conscience du changement suppose la permanence du sujet qui rapporte à soi les différentes transformations qu'il subit. Kant analyse ce fait avec l'exemple du petit Charles. Tant que l'enfant ne dit pas je », son expérience est éclatée en une diversité et une multiplicité de vécus. Il n'a aucune unité ni identité ; il parle de lui à la troisième personne .Mais vient un moment, que Kant analyse comme le passage du se sentir » au se penser » où le petit Charles devient capable de synthétiser dans l'unité et l'identité d'un je » la diversité et la multiplicité de ses vécus. Charles se pose dans l'existence comme le centre unificateur de ses expériences passées, présentes et à venir. La conscience est ce fil conducteur qui fonde l'unité et l'identité d'un être dans le temps. Cette analyse est aussi celle de Locke. La personne a le sentiment d'être une et la même tant qu'elle a conscience d'elle-même et comme cette conscience présente de moi-même était aussi ce qui me caractérisait hier, c'est en définitive à la mémoire que je dois la certitude d'être ce que je suis et pas un autre. Au terme de cette première analyse on peut donc conclure avec Kant La pensée que je ne suis pas ne peut absolument pas exister ; car si je ne suis pas, je ne peux pas non plus être conscient que je ne suis pas ...Parlant à la première personne ; nier le sujet lui-même celui-ci en quelque sorte s'anéantit est une contradiction » Anthropologie d'un point de vue pragmatique. Vrin, Et pourtant, même s'il est vrai que le sentiment d'être soi ne quitte jamais la pensée ne nous arrive-t-il pas de douter de l'unité et de l'identité de notre être ? Quelles sont ces expériences où la certitude d'être soi cesse d'aller de soi ? 2 Ce qui rend possible le sentiment de ne pas être soi Ce sont toutes les situations où je repère en moi quelque chose qui me dérange, m'étonne et me confronte à une vérité insoupçonnée ou refusée de mon être. 1° La révélation de sa propre opacité. Ainsi je ne peux pas rapporter à mon moi conscient et volontaire certaines de mes productions psychiques. Tel désir obscène, tel rêve absurde, tel symptôme névrotique etc. ont bien un sujet mais j'ai peine à croire que ce sujet soit moi. Je découvre dans la perplexité qu'il y a de l'opacité, de l'étrangeté au cœur de mon être. L'unité de ma personne perd son évidence et même, si l'on suit la leçon de Freud, il faut admettre que cette unité est une illusion. Il y a une dualité intérieure au sujet ; le moi n'est que la partie du psychisme humain la plus superficielle. Je suis un ça, un surmoi et ces instances qui me régissent à mon insu me sont inconnues. La conscience de soi n'est pas claire connaissance de soi. Le sujet n'est pas aussi transparent à lui-même que le prétend Descartes. L'inconscient est en moi une autre scène fonctionnant selon d'autres lois que la conscience. Et lorsqu'il se manifeste, j'ai de la peine à admettre que ce désir de meurtre, ce fantasme pornographique qui répugnent à ma raison, dirait Descartes, soit aussi une dimension de mon être. Je suis tenté de les dénier et en tout cas ils m'amènent à nourrir des doutes sur mon unité et mon identité. 2° Les métamorphoses d'un sujet dans le temps. Mon identité n'est pas fixée une fois pour toutes. Je suis un sujet en devenir se construisant dans le cadre d'une histoire et se transformant en fonction de ce qu'il lui est donné de vivre. Or s'opèrent parfois en moi des transformations si profondes que la continuité de mon moi semble brisée. J'ai l'impression d'être devenu quelqu'un d'autre, de fondamentalement différent, de méconnaissable à mes propres yeux. Ce que l'on peut changer ! » se lamente le bon sens. Ce spectacle m'émouvait autrefois, il me laisse aujourd'hui de glace. Cette injustice me révoltait, elle m'est moins sensible comme si le temps érodait la sensibilité, l'endurcissait au point de me donner le sentiment d'être devenu quelqu'un d'autre, quelqu'un qui me plaît moins que ce qu'il était dans sa jeunesse. Moi à cette heure et moi tantôt, sommes bien deux » avoue Montaigne dans ses Essais,111,9. L'inconstance, voilà le maître mot de la condition humaine. Faut-il en conclure avec le sceptique Hume que la continuité du moi, sa permanence dans le temps sont des fictions de l'imagination ? 3° La violence passionnelle. Dans l'emportement passionnel aussi je fais l'expérience d'être la proie de quelque chose qui me déstabilise dans mon expérience familière. Je peux avoir le sentiment d'être devenu étranger à moi-même. Je ne parviens plus à penser à autre chose qu'à l'objet de mon amour ou de ma haine. La passion agit en moi comme une puissance d'envoûtement, de possession. Elle me conduit à des actes que je réprouve et néanmoins que je commets comme si, comme on dit c'était plus fort que moi ». C'est pourquoi dans la tradition tragique ou courtoise la passion est regardée comme une emprise de la divinité ou de la fatalité sur l'homme. Tristan le chevalier courageux ; respectueux de son oncle le roi Marc ne recule devant aucune bassesse dès lors qu'ayant bu le philtre d'amour, plus rien ne compte que son amour pour Yseult. Il semble être devenu quelqu'un d'autre comme ce bon père de famille, honnête homme respecté de tous qui, sous l'effet d'une violente colère, se transforme en assassin du supposé violeur de sa fille. Je suis devenu enragé », je n'étais plus moi-même » confesse-t-il à son procès, rajoutant aussitôt qu'il se considérait comme entièrement responsable car nul homme digne de ce nom ne peut se disculper de perdre la maîtrise de se conduite. Drame de la violence passionnelle. Elle altère les capacités de jugement et de contrôle, elle conduit souvent à l'irréparable et lorsque la passion s'apaise, le sujet ne peut que contempler le champ de ruines et subir les affres du remords ou de regret. 4° La comédie humaine et les jeux de rôle. Si l'unité et l'identité de la personne sont une fausse évidence c'est aussi que ce que je suis, dépend en grande partie des situations dans lesquelles je me trouve et des personnes avec lesquelles je suis en relation. Je ne suis pas le même avec des personnes différentes. Persona en latin c'est le masque que les acteurs antiques portaient pour figurer sur la scène l'unité d'un caractère. N'en est-il pas de même de ma propre personne ? Est-il jamais possible d'être totalement sincère dans la multiplicité des rôles qu'impose la comédie humaine ? Si j'essaie d'être honnête ne dois-je pas m'avouer que je ne peux coïncider avec aucun de mes rôles sociaux et que, pour certains j'ai l'impression d'être ou de faire quelque chose qui me met mal à l'aise. C'est que tout homme doit compter avec la pression du groupe, la nécessité des convenances, ou diverses obligations dont la légitimité peut être admise mais qui peuvent contraindre le sujet, au point de lui donner l'impression de ne pas être fidèle à une certaine idée qu'il se fait de lui-même. 5° Les effets dépersonnalisants des institutions totalitaires. Ce thème est une manière de décliner l'argument précédent mais dans des situations limites ; celles que des hommes peuvent vivre dans une organisation politique telle que le système nazi ou stalinien ou encore dans des institutions telles que la prison, un centre scolaire fermé ou un couvent, coupant l'individu du monde extérieur et du mode normal de vie. On s'étonne des actes atroces ayant pu être commis dans ces circonstances et on se dit que les bourreaux et leurs complices ne pouvaient pas être des hommes ordinaires. Or nous savons désormais qu'il y a une banalité du mal » Cf. Hannah Arendt. Eichmann à Jérusalem et que l'argument majeur des personnes appelées à répondre de leurs conduites fut invariablement Je ne voulais pas cela, j'obéissais à des ordres, je ne suis pas responsable, je n'étais pas moi-même dans ce qu'on me demandait de faire ». Voir pour ce thème l'expérience de la prison de Stanford conduite par Philippe Zimbardo en 1971 ou celle de Milgram sur la propension humaine à obéir aveuglément à l'autorité. Dans son livre Un si fragile vernis d'humanité, Michel Terestchenko cite un passage d'une lettre que Zimbardo reçut, deux mois après son expérience, du prisonnier 416, un des rares étudiants s'étant comporté d'une manière réfléchie et qui avait été placé en cellule d'isolement pour sa résistance Je commençais à sentir que mon identité, la personne que j'étais et qui avait décidé d'aller en prison, était distante de moi, était éloignée au point de ne plus être elle-même j'étais le prisonnier 416. J'étais vraiment mon matricule ». Au terme de cette seconde analyse il apparaît donc tout à fait possible d'avoir le sentiment de ne pas être soi-même. Mais un sentiment est une chose, la réalité sur laquelle il porte une autre. Car soulignons l'ambiguïté. Cet être opaque à lui-même, ondoyant et divers » dans le temps et selon les contextes Montaigne, emporté par l'élan passionnel, extérieur au rôle qu'il joue ou se soumettant massivement à une autorité, je sais bien que c'est moi. Seule la mauvaise foi peut me conduire à me défausser de cette vérité de moi-même, qui pour problématique qu'elle soit est bien mienne. La mauvaise foi, nous apprend Sartre est un mensonge à soi-même et un mensonge aux autres Mauvaise foi ce que Freud théorise comme refoulement inconscient ; mauvaise foi le refus d'admettre que l'identité n'est pas figée et que ce que je suis devenu, c'est aussi bien moi que ce que j'étais ; mauvaise foi cette manière d'incriminer le destin ou un sortilège là où je consens à l'amour ou à la haine qui m'emportent ; mauvaise foi cet alibi de ne pas être soi-même dans le rôle du bourreau ou dans celui de l'agneau puisque s'il m'était totalement étranger je serais bien incapable de le jouer. Nous sommes la totalité de ce que nous sommes et la totalité de nos actes explique Sartre et s'il nous arrive de prétendre le contraire c'est que nous cherchons à échapper aux multiples responsabilités qui nous incombent et à l'angoisse engendrée par le sentiment de notre liberté. Il n'y a de véritable aliénation que pathologique. Le fou, sans doute, s'est perdu lui-même et subit ce sort redoutable d'être autre que ce que, par son délire, il croit être. Mais aliénation mentale exceptée, nul ne peut échapper à la présence à soi qui est celle d'un être conscient. 3 Dépassement l'impossible adéquation à soi Ces multiples expériences nous révèlent seulement que l'être doué de conscience est impuissant à être sur le mode de l'en soi. Etre conscient de soi c'est être pour-soi c'est à dire c'est être à distance de soi, se représenter et surtout se juger. Qui ne se condamne pas ne se connaît pas » écrit Alain or qu'est-ce que se condamner si ce n'est souffrir de ne pas être en-soi ce à quoi on aspire à être pour-soi ? L'écart de soi à soi, l'insatisfaction qui en découle, sont la marque de l'humanité. En eux se joue notre profil moral selon que, lâches nous serons tentés de nous abuser sur nous-mêmes ou courageux nous ferons de cette distance l'occasion de nous vouloir et de nous faire exister conformément à la noblesse que la conscience nous confère. C'est elle qui nous élève à la dignité d'une personne, c'est donc elle qui doit nous permettre de nous unifier et de nous approprier notre identité. Celle-ci n'est pas de l'ordre de l'être puisque la conscience est échappement à ce que l'on est sur le mode du donné. Elle est de l'ordre du devoir être c'est-à-dire de la liberté. Il s'ensuit qu'être soi-même c'est s'efforcer d'être fidèle à une certaine idée de ce que l'on doit être, c'est une tâche voire une destinée non un destin. En faisant sien le précepte delphique connais-toi toi-même » Socrate nous assignait à cette vocation. Souviens-toi que tu es esprit nous disait-il et découvre ce que la pensée t'assigne comme essence » Hegel Conclusion Penser l'unité et l'identité humaine, autrement dit le moi », dont Pascal affirme qu'il est inassignable, ne revient à exclure ni la multiplicité, ni la diversité, ni la mobilité des facettes d'un sujet car il est la synthèse de cette complexité et il le sait. Non seulement être soi, c'est intégrer la multiplicité de ses dimensions, la diversité de ses visages et la mobilité de ses états dans l'unité d'un moi, mais tout se passe comme si ce moi était ce je ne sais quoi » conférant à la complexité concrète d'un sujet son style ou son allure propre. Même dans ses expressions les plus étonnantes chacun ne ressemble qu'à lui-même. Sans doute toutes les personnalités n'ont-elles pas le même degré d'unité et d'originalité. Reste que, toutes réelles qu'elles soient, l'opacité, l'inconstance, la mobilité du moi, l'emprise passionnelle n'autorisent pas, sans mauvaise foi, un sujet à se prétendre autre que ce qu'il est. On ne peut donc pas affirmer que Je est un autre ». Bien au contraire Je » est, ce qui, tout au long de notre vie, confère à notre être selon la formule de Montaigne sa maîtresse forme ». Tout mouvement nous découvre écrit Montaigne. Cette même âme de César, qui se fait voir à ordonner et à dresser la bataille de Pharsale, elle se fait aussi voir à dresser des parties oisives et amoureuses. On juge un cheval non seulement à le voir manier sur une carrière, mais encore à lui voir aller le pas, voire à le voir en repos à l'étable ». Essais 1, 50 Partager Marqueurschangement, cogito, conscience, devenir, être, identité, inconscient, passion, personnage, personne, unité personnelle L’événement Tel-Aviv sur Seine » organisé en août 2015 sur les berges de la Seine à Paris n’aura pas constitué l’aboutissement et l’illustration les plus achevés du vivre ensemble » et de l’amitié entre les peuples ». La première de ces expressions, devenue aux yeux de certains un repoussoir absolu, le symbole sémantique de la faillite présumée de la société multiculturelle, a véritablement fait sa place en France dans les années 1980. Elle devient alors un leitmotiv du militantisme antiraciste. Elle désigne une sorte d’impératif, au regard de réalités désormais bien ancrées dans le paysage français, qui suscitent de multiples frictions face au choix historique de l’immigration, face au regroupement familial et à la pluri-culturalité, il n’y aurait pas d’autre horizon possible que le vivre ensemble. Concept mou Le concept renvoie à une coexistence pacifique des différentes composantes de la société française, auxquelles on ne dénie pas, à chacune, le droit de conserver tout ou partie de son identité. Il se fonde toutefois sur des attentes diverses, les allogènes pouvant être invités à reléguer leurs marqueurs d’origine à la sphère privée ou, au contraire, à les afficher publiquement, étant perçus comme une source d’enrichissement de la culture nationale, un moyen de la régénérer par l’ouverture et la perméabilité à l’Autre. Les organisations antiracistes traditionnelles LICRA, MRAP, SOS Racisme ont longtemps défendu, à divers degrés, cette vision, mettant l’accent sur la valeur du métissage, faisant l’éloge de la différence, vantant les mérites du brassage, fustigeant au contraire les attitudes ethnocentriques volontiers désignées comme des postures racistes. La réserve, l’hostilité et le rejet doivent ainsi laisser le champ libre à l’accueil, la tolérance et l’amitié. L’amitié vertueuse d’Aristote En 1904, un père dominicain, Théophile Coconnier, se penche dans un article publié dans La Revue Thomiste volume XII, sur la notion d’amitié. Questionnant tour à tour Bossuet, Saint Thomas et Saint Augustin, il expose finalement une théorie de l’amitié développée par Aristote dans Éthique à Nicomaque, inspiratrice de Saint Thomas d’Aquin sur ce thème. Dans le Livre VIII de l’Éthique, Aristote affirme l’importance de l’amitié, pour l’homme riche comme pour le malheureux. Élargissant son propos, il explique que l’amitié entre les États compte plus encore, aux yeux du législateur, que la justice c’est la concorde avant tout que les lois veulent établir, comme elles veulent avant tout bannir la discorde, qui est la plus fatale ennemie de la cité. Quand les hommes s’aiment entre eux, il n’est plus besoin de justice. » Le philosophe discerne trois espèces d’amitié, motivées par le plaisir, l’intérêt ou par la vertu. Seule cette troisième espèce constitue à ses yeux la véritable amitié, ses protagonistes se voulant mutuellement du bien, d’une manière désintéressée. La réciprocité en est un des ressorts fondamentaux. Le vivre ensemble, creuset de l’amitié Aristote évoque l’importance du temps et de la fréquentation, intime et longue, dans le processus de construction de l’amitié L’amitié n’est pas chose qui s’improvise. Il y faut du temps et de l’habitude. … La volonté d’être amis peut être rapide, mais l’amitié ne l’est point, car le proverbe a bien raison On ne peut guère se connaître mutuellement, avant d’avoir mangé ensemble des boisseaux de sel’. » Livre VIII, chapitre III Le Père Coconnier estime que le philosophe se surpasse dans son exposé, à travers ces mots qu’il relaie Ce qui donc entretient l’amitié, ce qui la nourrit, ce qui la fait prospérer et fleurir, c’est, par-dessous tout, c’est, on pourrait presque dire, uniquement, le vivre ensemble, l’intimité de la vie. Car rien n’est si propre, rien n’est si cher, rien n’est si nécessaire aux amis que le vivre ensemble. » Livre VIII, chapitre V Auteur de la traduction, le thomiste rapporte également cette formule du Livre IX rien n’est plus l’amitié, que le vivre ensemble » Livre IX, chapitre IX Cette amitié, explique-t-il, repose sur la communication et l’échange Échanger paroles et pensées, c’est là véritablement ce qu’on peut appeler entre les hommes, la vie en commun ; et ce n’est pas, comme pour les animaux, d’être simplement parqués dans un même pâturage. » Livre IX, chapitre IX Le dominicain termine son article en expliquant qu’Aristote pose deux conditions à l’accomplissement de l’amitié ; il ne faut pas trop d’amis et il faut une certaine ressemblance entre les amis on peut observer sans peine que, dans les cas où il survient entre eux une très grande distance de vertu, de richesses ou de telle autre chose, les individus cessent alors d’être amis, et ne se croient même plus capables de l’être. » Livre VIII, chapitre VII Régénérer un concept Naturellement, le détour par la philosophie antique ne se révèle pas indispensable pour définir l’amitié. Il est toutefois intéressant d’observer l’accent mis sur le principe du » conformément à la traduction vivre ensemble. Il sous-tend les notions de partage, d’accord, d’intimité et de communication. C’est d’ailleurs sous ce dernier terme que Saint Thomas résumerait, d’après Théophile Coconnier, l’idée de vivre ensemble. Enfin, il faut souligner l’apparence conceptuelle, par l’opération de traduction du contributeur de La Revue Thomiste, donnée à l’expression le fait de vivre ensemble apparaît sous la forme le vivre ensemble ». On ne saurait manipuler de manière anachronique la pensée du philosophe grec et celle du Père dominicain Aristote parle bien, avant tout, de l’amitié entre des individus. Son intérêt pour la vie de la cité et sa conception de l’amitié entre les États n’interdisent toutefois pas d’imaginer que le raisonnement puisse être transposé à d’autres échelles, celle des populations et des peuples. La concrétisation de l’amitié paraît alors, à l’évidence, bien théorique et aléatoire. L’exigence vertueuse et intimiste, impartie par Aristote à l’amitié peut toutefois constituer un cadre principiel utile, propre à nourrir une réflexion sur un concept qui risque aujourd’hui le galvaudage, ouvrant un boulevard aux attaques cyniques de ses adversaires de tous bords. Dictionnaire des citationsIl n'y a que les mots qui comptent, – le reste n'est que bavardage. [ Eugène Ionesco ] Chaque citation exprime les opinions de son auteur et ne saurait engager Dicocitations. citations novembre 2, 2011 Frédérick Jézégou Pour réussir dans la vie, il faut être honnête. PagnolLe Dico des citations← Qui sème l’injustice récolte l’adversité, l’instrument de sa passion sera ce n’est pas une passion, c’est une maladie. → © 2001- 2022 Frédéric Jézégou - & Dicocitations SAS - Données personnelles - Plan du site - Mentions légales La base de données des citations est la propriété exclusive de Frédéric Jézégou producteur du contenu .